Carte de la démocratie mondiale (Wikipédia)

Carte de la démocratie mondiale (Wikipédia)

Voilà une question qui me taraude souvent. Question qui revient à l’ordre du jour avec les récents évènements de la Côte d’Ivoire. Je me garderai bien de juger la situation locale pour une simple raison : je n’y suis pas et je ne connait pas les différents protagonistes.

Une légitimité pour intervenir ?

Ce que je sais, c’est que la communauté internationale, la France et les États Unis en tête, est montée sur ses grands chevaux pour condamner les faits, menacer et sévir. A priori, rien d’anormal. Sauf qu’à y regarder de plus près, ces deux chevaliers servants de la liberté mondiale ne sont pas exemplaire en tous points.

Les États Unis sortent d’une histoire trouble lors des élections entre Georges W. Bush Junior et Al Gore. Essayent d’instaurer la démocratie en Afghanistan et en Irak avec les résultats qu’on connaît.

La France qui pour le coup, je connaît très bien, n’est pas non plus très « clean » : condamnée plusieurs fois par la cour européenne, des ministres condamnés par la justice en exercice.

Bref, faudrait balayer devant sa porte avant de dispenser les leçons de morale.

Comment intervenir ?

Des sanctions diplomatiques ? Aucun effet, en dictateur se soucie peu de l’avis de son peuple encore moins de celui des autres peuples (surtout avec la légitimité des intervenants). Des sanctions financières ? Pourquoi pas, mais ce sera le peuple qui trinquera. Une attaque armée ? La seule solution mais à quelle prix.

Au final, montrer l’exemple est peut-être encore ce qu’il y a de plus efficace.

Un brin d’hypocrisie ?

Là, c’est que je ne comprends pas. Pourquoi intervenir de la sorte en Côte d’Ivoire ou en Irak et pas en Biélorussie ? La peine des peuples n’est-elle pas la même dans ces pays ? Je ne vois que des batailles d’intérêts mal placées pour justifier une telle distinction de traitement.

Et ça, je ne supporte pas.

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